Lorsque le marc du café grumeleux

Témoigne du battement de cœur;

Comme on fait battre les voiles au vent,

Ou que les silences des nuits tremblent l’atmosphère

Et son inanité;

Ou que les cendriers eux-mêmes

N’arrivent plus à reconstituer les bouts d’âmes.

Et lorsque tout cela arrive d’un coup…

Il faut attraper le temps et céder.
Lorsque les pleurs deviennent sourires,
Et que les larmes sont retenues
Par le plissement des fossettes tendues;
Et ensuite entendues
Sur le plancher inerte.
Il faut céder à la temporalité.

Si la temporalité était Soleil

On brûlerait tous de bonheur.

Si elle était Lune,

On parlerait aux marées.

Si le temps était temps,

On ne le vivrait pas pour autant.

Et,

Lorsque la mort vient,

Il manque des mots à l’Univers entier;

Et

Lorsque la tristesse vient,

Les mots n’existent plus.